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Qui sommes-nous?

Le gouvernement de la RDC a obtenu un don de 190 millions de dollars américains auprès de l’ IDA pour financer  la mise en œuvre du Projet d’alimentation en Eau Potable en milieu Urbain, en sigle PEMU. Ce projet vise les objectifs suivants:

•    Accroître de manière durable l’accès à l’eau, dans les zones urbaines sélectionnées des trois villes de Kinshasa, Lubumbashi et Matadi (taux d’accès de 55% en 2013 contre 42% en 2008) ainsi que l’efficacité de la REGIDESO moyennant l’atteinte des

résultats suivants : (i) un meilleur accès aux services de base en fourniture d’eau, essentiellement par le biais des  raccordements domestiques et des bornes-fontaines ; (ii) une réduction des pertes et un accroissement de la productivité ; et (iii) une amélioration de la situation financière de la REGIDESO. (suite…)

ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL POUR LES INFRASTRUCTURES HYDRAULIQUES DE LA VILLE DE KINDU

RÉSUMÉ EXÉCUTIF EN FRANÇAIS

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a sollicité et obtenu un don de 190 millions de dollars américains auprès de l’IDA, pour financer la mise en œuvre du Projet d’alimentation en Eau potable en Milieu Urbain, en sigle PEMU, couvrant les villes de Kinshasa, Lubumbashi et Matadi, qui a démarré en 2009.

Compte tenu des besoins en eau potable toujours croissants et, en vue d’améliorer efficacement la desserte en eau dans les trois villes du projet, et d’étendre cette même intervention du projet à d’autres villes du pays, la RDC a sollicité et obtenu auprès de la Banque mondiale un Financement Additionnel à hauteur de 166 millions de dollars américains comprenant comme activités la poursuite de la réforme du secteur de l’eau, la réhabilitation d’anciennes canalisations, l’extension du réseau, la construction de stations de pompage et de stations de traitement dans les trois villes du projet initial ainsi que dans la ville de Kindu.

Le Maître d’ouvrage du PEMU est le Ministère de l’Énergie et Ressources Hydrauliques, et la REGIDESO assure la gestion du projet à travers sa Cellule d’Exécution des Projets Eau (CEP-O / REGIDESO).

À propos de la ville de Kindu, les activités prévues sont notamment : (i) Construction d’un nouveau captage d’eau brute sur le fleuve Congo ; (ii) Construction d’une Unité Compacte de Traitement d’eau (UCT) d’une capacité de 5 000 m3/jour ; (iii) Construction d’un château d’eau de 1 000 m3 ; (iv) Pose de 5 km de conduite primaire DN 350, (v) Construction de 50 bornes fontaines ; et (vi) Exécution de 1 000 branchements particuliers.

Concernant la ville de Kindu, les activités potentiellement sources des risques et impacts analysées par phase dans cette étude se présentement comme suit :

Phase de préparation :

– la délimitation et la signalisation du chantier ;
– la démolition d’un bâtiment existant de la Direction Provinciale REGIDESO / Kindu dans sa concession ;
– le démontage du château d’eau existant ;
– la coupe des végétaux pour l’ouverture d’accès et des carrières d’emprunts des matériaux et des emprises des travaux ;
– le déblayage et le remblayage ;
– l’excavation du sol dans les emprises des travaux ;
– le stockage des hydrocarbures ;
– le recrutement de la main d’œuvre locale ;
– le déplacement temporaire éventuel de populations.

Phase de construction :

– la circulation des véhicules et engins ;
– le fonctionnement des groupes électrogènes ;
– l’entretien des véhicules, engins et groupes électrogènes ;
– le recrutement de la main d’œuvre locale ;
– le défrichement des emprises du projet ;
– les travaux de décapage, de fouille et de compactage ;
– le dépôt de tout venant et des déchets issus des fouilles ;
– l’exploitation des zones d’emprunts des matériaux et des carrières;
– les travaux de déblai-remblai ;
– la réalisation des voies de déviation ;
– la présence de la main d’œuvre ;
– la construction des ouvrages du projet ;
– le stockage des hydrocarbures ;
– la fourniture et les poses diverses ;
– l’aménagement des sites ;
– la fermeture de chantier.

Phase d’exploitation :

– le fonctionnement et a maintenance des machines ;
– la gestion des produits chimiques.

Le projet a été classé dans la « catégorie B » des projets financés par la Banque mondiale.

La mise en œuvre des infrastructures hydrauliques de la ville de Kindu aura certainement des impacts significatifs, environnementaux et sociaux tant positifs que négatifs. C’est donc, dans le souci de prendre en compte la préservation de l’environnement, que le promoteur a commandité la réalisation de la présente Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES).

L’objectif général de cette étude consiste d’une part à identifier, à caractériser et à évaluer les impacts significatifs environnementaux, liés à la réalisation des ouvrages et d’autre part, à développer les mesures destinées à éviter, atténuer ou à compenser les impacts significatifs négatifs et à bonifier les impacts positifs afin de préserver l’environnement et la santé humaine. D’autre part, cette étude vise à faire en sorte que le projet s’exécute conformément à la réglementation environnementale nationale et aux politiques opérationnelles de sauvegardes environnementale et sociale de la Banque mondiale, déclenchées par le Financement Additionnel au PEMU.

Sur le plan législatif, cette EIES s’attèle principalement au respect des exigences de la législation nationale en matière d’évaluation environnementale et sociale (Loi n°11/009 du 09 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement et Décret n°14/019 du 02 août 2014 fixant les règles de fonctionnement des mécanismes procéduraux de protection de l’environnement) et des Politiques de sauvegardes environnementale et sociale de la Banque mondiale, notamment l’OP/PB 4.01 sur l’évaluation environnementale.

Le cadre légal contient également les Conventions internationales ratifiées et /ou signées par l’État congolais qui font d’office partie intégrante de l’arsenal juridique du pays.

Du point de vue institutionnel, plusieurs ministères et organismes sont concernés pour la mise en œuvre de ce projet dont notamment : (i) Ministère de l’Énergie et des Ressources Hydrauliques ; (ii) Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD) ; (iii) Ministère de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale ; (iv) Ministère des Affaires Foncières ; (v) Ministère du Portefeuille ; (vi) Ministère de la Santé publique ; (vii) Ministère des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction ; (viii) Agence Congolaise de l’Environnement (ACE) ; (ix) CEP-O/REGIDESO ; etc.

Du fait des impacts environnementaux et sociaux pouvant résulter de la mise en œuvre du présent projet, il a été déclenché trois (03) politiques de sauvegarde de la Banque mondiale. Il s’agit de : PO 4.01 « Evaluation Environnementale » ; PO 4.11 « Ressources Culturelles Physiques » ; et PO 4.12 « Réinstallation Involontaire ».

S’agissant des ressources naturelles, du milieu humain et des activités socio-économiques, l’EIES identifie les potentialités existantes en termes de ressources en eau, sol, eau et biodiversité. Dans le même temps, elle donne également l’état de dégradation de ces ressources naturelles et des enjeux environnementaux et socio-économiques dans les zones d’intervention du projet, notamment en relation avec le développement des activités du projet.

Ainsi, une analyse a été faite sur l’importance des enjeux ou niveau de sensibilité identifiée et reprise dans le tableau ci-dessous.

Enjeux Description Niveau de sensibilité
Protection du Fleuve Congo contre la pollution Le site du nouveau captage de l’eau brute est situé à proximité du fleuve Congo. Le fleuve Congo constitue un enjeu écologique majeur de par le rôle qu’il joue dans le transport fluvial et de la biodiversité qu’il renferme. Des activités néfastes à la préservation de son intégrité écologique telles que la pollution par les déchets solides et liquides, ne doivent en aucun cas être aggravés par les activités du projet. Sensibilité moyenne
Préservation des ressources forestières La destruction et la régression progressive de zones boisées le long du fleuve pour des fins agricoles notamment, constituent une préoccupation majeure dans la zone d’influence du projet. Sensibilité moyenne
Protection des biens physiques privés, du foncier et des sources de revenus La présence des diverses activités commerciales au niveau du tracé de la pose de conduite primaire de DN 350 (tuyauterie) nécessite une grande attention lors des travaux pour éviter les déplacements involontaires significatifs ou la perte des activités commerciales et de revenus. Cette situation pourrait entrainer des plaintes et des conflits sociaux si elle n’est pas maîtrisée. Sensibilité moyenne
Préservation du cadre de vie et de la circulation des biens et des personnes La présence de plusieurs habitations dans la zone du projet et la traversée des routes ainsi que l’accès aux concessions invitent à mettre en place des dispositions particulières de gestion des travaux pour éviter, réduire les gênes et nuisances sur le cadre de vie et la libre circulation des biens et des personnes. Sensibilité moyenne
Sécurité routière et lutte contre les IST/VIH/SIDA La réalisation des travaux va mobiliser plusieurs ouvriers et techniciens. Cette situation pourrait favoriser la propagation des IST et du VIH/SIDA si des campagnes d’information, d’éducation et de communication ne sont pas entreprises. Sensibilité moyenne

Les activités prévues dans le cadre du Projet apporteront des avantages socio-économiques à la population de la zone du projet, à savoir :

– Amélioration de la pratique de l’hygiène scolaire, corporelle et alimentaire convenable ;
– Réduction significative de la prévalence des maladies hydriques ;
– Suppression de la corvée d’eau réservée aux femmes et aux enfants, et surtout les filles à l’âge scolaire ;
– Réduction du taux de banditisme et de noyades infantiles suite au recours aux eaux des rivières et du Fleuve Congo ;
– Création d’emplois temporaires ± 250 travailleurs parmi la population urbaine et périurbaine à travers des travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre (HIMO) ;
– Augmentation du revenu résultant de la création d’emplois ± 250 travailleurs qui contribuera à la lutte contre la pauvreté ; et
– Développement des activités socio-économiques informelles dans l’environnement immédiat de l’emprise du projet pour ± 250 travailleurs.

En revanche, les impacts environnementaux négatifs significatifs identifiés dans le cadre de la construction des infrastructures hydrauliques de la ville de Kindu sont :

Composantes impactées Impacts négatifs significatifs potentiels Appréciation impact
Phase de préparation des sites
Milieu biophysique Pollution de l’air par les particules poussières en suspension suite aux travaux de démolition du bâtiment existant à côté de celui de la Direction provinciale de la REGIDESO/Maniema à Kindu Moyenne
Dégradation du sol suite aux travaux d’ouverture des voies d’accès et des carrières Moyenne
Contamination de l’eau souterraine suite au déversement accidentel des hydrocarbures au chantier Moyenne
Milieu humain Accidents corporels et chutes libres pour la réalisation des travaux à hauteur Moyenne
Nuisance sonore suite aux travaux de démolition du bâtiment existant à côté de celui de la Direction provinciale de la REGIDESO/Maniema à Kindu Moyenne
Phase d’exécution des travaux
Milieu biophysique Contamination du sol par les déchets solides souillés par hydrocarbures au niveau du garage (filtres à huile usagés) Moyenne
Contamination des eaux souterraines par infiltration des huiles usagées Moyenne
Mauvais entreposage des déchets solides (débris de métaux, pneus usagés, filtres usagés, etc.) au niveau du garage ou atelier mécanique Moyenne
Pollution de l’air par des particules en suspension suite aux travaux de fouille du bâtiment à construire à côté de celui de la Direction Provinciale de la REGIDESO/Maniema à Kindu, de la construction du nouveau château d’eau en face de l’aéroport de Kindu, de la pose de 5 km de la conduite primaire de DN 350, de 1 000 branchements particuliers et de 50 bornes fontaines) suite au soufflement du vent Moyenne
Modification du paysage au niveau des sites de sous-projets Moyenne
Milieu humain Apparition de maladies respiratoires liées à l’aspiration des particules poussières dans les environs des sites de chantiers (construction du nouveau bâtiment à côté de celui de la Direction Provinciale de la REGIDESO/Maniema à Kindu, pose de 5 km de la conduite primaire de DN 350, branchements particuliers de 1 000 nouveaux abonnés, et construction de 50 bornes fontaines) suite au soufflement du vent Moyenne
Affectation des personnes et de leurs biens compris dans les emprises des travaux (± 100 personnes) du nouveau site de captage d’eau sur le Fleuve Congo, le long de la pose de 5 km de la conduite primaire de DN 350, sur le site de construction du nouveau château d’eau Moyenne
Perte d’emploi de la main d’œuvre locale de 200 travailleurs suite au repli chantier Majeure

De ce qui précède, les mesures destinées à atténuer les effets négatifs du projet pris dans son ensemble et préserver les éléments du milieu biologique se présentent comme suit :

– Assurer la formation/sensibilisation continues de tout le personnel (± 250 agents) pour concevoir des comportements ayant le minimum d’impact sur l’environnement ;
– Former/sensibiliser tout le personnel (± 250 agents) sur les risques et dangers liés aux produits utilisés lors des activités de construction des infrastructures hydrauliques de la ville de Kindu ;
– Appliquer des mesures de sécurité (limitations d’accès, installations de sécurité, programme de gestion des risques, programme de révision des mesures de sécurité établie au besoin, etc.) pour limiter tous risques et dangers lors des activités de construction des infrastructures hydrauliques ;
– Informer les populations riveraines des sites des travaux sur la conduite des dits travaux ;
– Former tout le personnel (± 250 agents) sur ces mesures de sécurité et sur ce plan d’urgence existant ;
– Doter les employés (± 250 agents) d’équipement de protection individuelle (EPI), et les sensibiliser/sanctionner pour leur port sur le chantier ;
– Prévoir une trousse médicale pour les premiers soins dans chaque chantier et/ou véhicule ;
– Établir un protocole de prise en charge urgente avec une formation sanitaire de référence ;
– Compter dans le personnel de chantier, un employé ayant des notions de niveau avancé en secourisme ;
– Limiter l’ouverture des voies d’accès sur les sites ;
– Ré-végétaliser les alentours du site de nouveau captage d’eau brute du fleuve (sur une superficie d’au moins 100 m2) avec les espèces locales (acacia) pour ne pas modifier l’écosystème du milieu.

Les risques environnementaux et sociaux retenus seront ceux qui sont élevés ou importants avec actions de priorité 1 ou 2 dans le cadre du projet ; ils se présentent comme suit :

Phase Source de
Dangers Risque Mesures de prévention Responsabilité de la mesure de prévention Responsabilité du suivi

CONSTRUCTION Utilisation des véhicules, engins et autres machines et outils mis en œuvre sur les chantiers

Démolition du bâtiment et démontage du château d’eau existant dans les concessions REGIDESO / Kindu

Bruit sur le chantier

Trouble de la quiétude des riverains – Informer les travailleurs des risques probables sur le chantier
– Veiller au port obligatoire des EPI (bouchon, casque anti-bruit)
– Organiser une surveillance médicale spéciale pour les travailleurs exposés
– Faire fonctionner les engins lourds en dehors des heures de repos
– Informer les riverains sur les travaux de démolition du bâtiment existant ainsi que de ceux du démontage du château d’eau existant Entreprise – Mission de Contrôle
– CEP-O / REGIDESO
– ACE
– CPE
Fourniture et entreposage des équipements et de matériaux Écrasement lié à la manutention – Organiser les postes de travail pour supprimer ou diminuer les manutentions
– Utiliser des moyens de manutention : Transpalette par exemple
– Port obligatoire des EPI
– Équiper les charges de moyens de préhension : poignée par exemple
– Former le personnel à adopter des gestes et postures appropriées
– Faire porter des équipements de protection individuelle (chaussures, gants …) Entreprise – Mission de Contrôle
– CEP-O / REGIDESO
– ACE
– CPE
Fourniture et stockage des équipements et de matériaux ou effondrement de fouille Chutes ou
glissement
de matériel – Organiser les stockages (emplacements réservés, modes de stockage adaptés aux objets, largeur des allées compatibles avec les moyens de manutention utilisés.
– Signaler tous les endroits dangereux
– Port obligatoire des EPI sur le chantier
– Limiter les hauteurs de stockage
– Faire porter des équipements de protection individuelle (chaussures de sécurité, casques…) Entreprise – Mission de Contrôle
– CEP-O / REGIDESO
– ACE
– CPE
Fourniture et stockage des équipements et de matériaux ou effondrement de fouille Effondrements – Organiser les stockages (emplacements réservés, modes de stockage adaptés aux objets, largeur des allées compatibles avec les moyens de manutention utilisés.
– Signaler tous les endroits dangereux
– Port obligatoire des EPI sur le chantier
– Limiter les hauteurs de stockage
– Faire porter des équipements de protection individuelle (chaussures de sécurité, casques…) Entreprise – Mission de Contrôle
– CEP-O / REGIDESO
– ACE
– CPE
Circulation et fonctionnement des engins lourds Accidents de circulation dans la zone d’influence du projet – Mettre à disposition des véhicules adaptés
– Entretenir périodiquement les véhicules
– Installer les panneaux de signalisation et de réduction des vitesses
– Organiser les déplacements
– Interdire l’alcool au volant ou pendant les heures de service
– Ne pas téléphoner pendant la conduite des engins Entreprise – Mission de Contrôle
– CEP-O / REGIDESO
– ACE
– CPE
Stockage / utilisation des produits pétroliers (carburants) Incendie dans la base-vie et le chantier
– Organiser les stockages (Prévoir des lieux de stockage séparés pour le gasoil) à des distances réglementaires par rapport aux habitations.
– Mettre en place des moyens de détection de fumée, d’incendie, (système d’alarme).
– Établir des plans d’intervention et d’évacuation
– Disposer sur le chantier de moyens d’extinction (extincteurs, bacs à sable) suffisants pour venir très rapidement à bout d’un feu avant qu’il ne se développe ; et équiper les véhicules et les engins d’extincteurs fonctionnels ;
– Placer les extincteurs de façon visible et accessible à tous (les chemins menant à leur accès doivent être dégagés de tout obstacle)
– Former le personnel et l’entraîner en extinction incendie
– Interdiction de fumer à des endroits bien spécifiés (près des zones de stockage par exemple).
– Renforcer les mesures de surveillance Entreprise – Mission de Contrôle
– CEP-O / REGIDESO
– ACE
– CPE

Les procédures de suivi et de surveillance environnementale et sociale permettent au projet de se conformer à la législation nationale et aux politiques de sauvegarde de la Banque mondiale.
Le cadre organisationnel de mise en œuvre efficiente des mesures de gestion environnementale et sociale se présente comme suit : l’Entreprise exécutant les travaux assure la mise en œuvre de toutes les mesures environnementales et sociales via son PGES de chantier ; la Mission de contrôle, qui est la continuation de l’administration, valide le PGES de chantier élaboré par l’Entreprise exécutant les travaux et fait le suivi de l’application dudit PGES ; la Sous Cellule Environnementale et Sociale (SCES) de la CEP-O/REGIDESO, la Coordination Provinciale de l’Environnement et l’Agence Congolaise pour l’Environnement assureront la supervision du PGES pour s’assurer le respect d’application des mesures environnementales et sociales contenues dans l’ÉIES et le PGES de chantier ; celui-ci est aussi validé par la cellule et au final par la Banque.

Ainsi, le suivi environnemental consiste à mesurer et évaluer les impacts du projet sur certaines composantes environnementales et sociales préoccupantes après l’application des mesures d’atténuation et à mettre en œuvre des mesures correctives au besoin, tandis que la surveillance permet de réduire les désagréments pour les populations résidentes et les impacts sur les différentes composantes de l’environnement affectées par les activités du projet.

Le budget global estimatif prévu pour la mise en œuvre de toutes les mesures environnementales et sociales s’élève à 318 850 USD détaillé dans le tableau ci-dessous.

N° Activités Unités Couts unitaires en USD Quantité Coûts totaux en USD
Entreprise Projet
1 Mesures sociales
1.1. Information, Education. Communication et sensibilisation du personnel de chantier et des populations sur les IST/VIH-SIDA, les maladies hydriques, etc. Séance 5 000 2 10 000
1.2 Organisation des campagnes d’information et sensibilisation des populations le démarrage du projet, les impacts générés par ce dernier ainsi que les risques d’accident et les attitudes à avoir avant le début et pendant les travaux et procéder au balisage des tranchées et les refermer le plutôt possible Session 2 000 4 8 000
1.3 Dotation aux travailleurs des équipements de protection individuelle et la base-vie des trousses médicales d’urgence Dotation 10 000 1 10 000
1.4 Préservation d’accès des installations (domiciles et activités économiques) en réalisant les travaux par section et établir des passages pour les riverains Mesure sécuritaire 10 000 1 10 000
1.6 Prévoir un dispositif de drainage des eaux ML 500 50 25 000
1.7 Elaboration du PAR Fft 25 000 1 – 25 000
1.8 Mise en œuvre du PAR Fft 118 650 1 – 118 650
Sous-total 1 53 000 153 650
2 Mesures environnementales
2.1. Obliger les entreprises à faire les visites techniques et réaliser le vidange dans les garages agrées Entretien 1 500 24 36 000
2.2. Re-végétalisation des sites m2 5 1 520 7 600
Sous-total 2 43 600
3 Mesures de surveillance, suivi, audit et évaluation
3.1 Surveillance permanente des travaux et de l’exploitation (Mission de contrôle) Mois 2 000 12 24 000
3.2 Supervision environnementale et sociale par SCES Mois 1 000 12 12 000
3.3 Suivi environnemental et social (ACE & CPE) Année 3 000 3 9 000
3.4 Suivi de la mise en œuvre du PAR (SCES) Etude 2 500 1 2 500
3.5 Suivi de la coupe des arbres et du reboisement compensatoire et aménagements paysager par la CPE Année 1 000 1 1 000
Sous-total 3 48 500
4 Renforcement des capacités
4.1 Information des populations riveraines sur les mesures de sécurité Séance 1 000 3 3 000
4.2 Plan de surveillance et de suivi environnemental Séance 1 200 3 3 600
4.3 Campagnes d’information, de sensibilisation et de formation sur les IST / VIH Séance 2 500 3 7 500
Sous-total 4 14 100
5 Mise en œuvre du dispositif de surveillance pendant l’exploitation du projet
5.1 Surveillance et sécurisation des sites Mois 500 12 6 000
Sous-total 5 6 000
TOTAL GÉNÉRAL SECTORIEL 96 600 222 250
TOTAL GÉNÉRAL 318 850
PEMU-FA-Rapport-final-EIES-Kindu_-version-cleaned-du-18-.05-.2018-2.pdf (5 téléchargements)

 

6. Chateau d'eau de 650m3 5. Réservoir de stockage d'eau de 100 m3 4. Réservoir de stockage d'eau de 1.300 m3 3. Station de pompage d'eau à Kaba 2. Bache de collecte des eaux de forages de 2.500m3 à Kaba 1. Forage avec abri 6. Chateau d'eau de 650m3 5. Réservoir de stockage d'eau de 100 m3 4. Réservoir de stockage d'eau de 1.300 m3 3. Station de pompage d'eau à Kaba 2. Bache de collecte des eaux de forages de 2.500m3 à Kaba 1. Forage avec abri 17. Borne Fontaine fonctionnelle 16. 3 Réservoirs d'eau de 1.500 m3 chacun construits à Kele, Dibumba et Kazanla 12. Station de pompage 11. Station de pompage 10. Réservoir d'eau traitée 7. Table de commande sur le filtre 4. Décanteur_2

Objectifs

Le Projet d’Alimentation en Eau Potable en Milieu Urbain [PEMU] 

Objectif de développement

L’objectif du projet consiste à accroître durablement l’accès à l’eau potable dans certains centres urbains de la RDC. Les principaux résultats chiffrés lors de l’évaluation du Projet  sont les suivants:

i)    accès accru aux services de base d’approvisionnement en eau principalement par le biais des branchements domestiques et de bornes fontaines; ii)    réduction des pertes et augmentation de productivité; et iii)    assainissement de la situation financière de la Regideso.Le projet contribuera également, de manière directe, à la réalisation des OMD, en particulier le septième (OMD 7) qui consiste à réduire de moitié à l’horizon 2015 le nombre de personnes qui n’ont pas accès d’une façon durable à un approvisionnement en eau potable. À cet égard, on estime que près de 1 millions de citadins auront accès à l’eau potable grâce au projet. Celui-ci contribuera également à la réalisation des OMD ci-après :
OMD 1 (qualité de la vie), OMD 4 (réduire la mortalité infantile), OMD 5 (améliorer la santé maternelle), et OMD 6 (lutter contre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies).
Le groupe visé au premier chef par le PEMU est celui des résidents des villes, notamment les pauvres qui ne sont pas actuellement desservis par la Regideso et sont donc privés d’un accès direct à l’eau potable. Le projet ciblera particulièrement les ménages pauvres par la mise en place de bornes fontaines ou de points d’alimentation de proximité. Il est aussi prévu de renforcer la gestion transparente des bornes fontaines par une intermédiation sociale afin de permettre aux résidents locaux de participer activement à la gestion de l’eau.